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Panier

Nous sommes en mars 2020, tout change, rien ne change. Le gouvernement continue et accélère ses politiques de casse sociale en période de pandémie de Coronavirus. Nous sommes confinés, ce qui dans mon cas ne se vit pas si mal (je suis très conscient d’être privilégié : le montant de mon salaire n’est pas affecté par le confinement, je télé-travaille de chez moi et le salon donne sur un balcon souvent ensoleillé ces jours-ci).

La colère et mon boulot m’occupent. Mon boulot me permet de mettre ma colère sous le tapis aux heures ouvrées, ma colère alimente ma vitalité le reste du temps. Je souhaite que les mobilisations sociales interrompues par le confinement repartent avec une force démultipliée dès que celui-ci se termine. Que le Macron et sa clique soient destitués, bannis, punis pour toutes leurs exactions, leurs mensonges, leur double-langage, leur novlangue, leurs ordonnances et 49-3, leur mépris, leur injustice fondamentale, l’apparat de probité et de mérite dont ils se parent, leurs violences policières, leur casse de tous les services publics et les morts qui s’en suivent.

« Ils comptent les sous, on compte nos morts », comme le dit bien mieux que moi Frédéric Lordon. Ils méritent de finir dans les livres d’histoire décrits comme des tyrans, des terroristes néolibéraux de l’extrême-centre, des bandits de la pire espèce. Si le capitalisme tue, le néolibéralisme de la « Start-Up Nation », c’est carrément un génocide. Ces connards (le mot est faible) prennent tout un tas de mesures d’urgence pour « sauver l’économie », en augmentant la durée légale du temps de travail, notamment dans les secteurs nécessaires au bien commun, si bien qu’une armée de précaires (infirmières, aides-soignantes, femmes de ménage, caissières, routiers, livreurs, postiers…) est littéralement sacrifiée sans la moindre gratification si ce n’est celle reçue à 20h par les applaudissements des confinés et des cons finis qui ont voté Macron dès le 1er tour…

Ce qui se profile, c’est que ces mesures d’urgence, décidées en quelques heures pour faire face à la crise, soient en réalité actées pour une durée indéterminée. Cette crise sanitaire pourrait bien être, à moins d’une révolution globale que nous sommes de plus en plus nombreux à appeler de nos vœux, un accélérateur de casse sociale et l’opportunité pour notre gouvernement de salopards (le mot est faible, j’en ai plein d’autres qui me viennent…) d’instaurer de nouvelles lois liberticides à ajouter à leur palmarès de mains arrachées et d’yeux crevés.

Les chiens de garde des plateaux-télés ont perdu toute crédibilité aux yeux du plus grand nombre, ne manifestent, par leurs discours péremptoires et hystériques, plus que leur panique de voir leur monde s’écrouler. Panique chez les éditocrates, confusions, arrogance et mensonges chez nos dirigeants, peur d’une justice arbitraire pour moi et pour beaucoup. Abus de pouvoir des flics, que le pouvoir du fric absout, dont le pouvoir du fric exempt.

 

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